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Nos souvenirs sont une île déserte

Nos souvenirs sont une île déserte

Que reste-t-il d’une mère après sa disparition ? J’ai le sentiment, en ayant voulu répondre à cette question, de n’avoir fait que contourner son objet. J’ai buté contre l’absence et digressé sur l’avant, sur l’après. J’ai peuplé cette absence de ceux qui m’entourèrent au moment de ce drame. Je n’ai fait qu’esquisser un portrait en creux : tout le contraire de ce que je m’étais fixé. Mais pouvait-il en être autrement ? La part la plus précieuse demeure indicible et je porte en moi tant de souvenirs d’elle, tant de souvenirs dont je n’ai rien dit encore. Elle m’a porté et c’est moi désormais qui la porte. Elle est toujours là, si proche parfois que j’en suis ébloui.

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