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Une femme allongée

Je me souviens du corps d’une femme
allongée au pied des falaises d’Étretat,
suicidée pour des fadaises,
pour des tracas qui ne valaient pas une telle peine.
Égoïstement je pensais
que son terme interrogeait le mien
que je voulais lointain :
j’étais alors jeune et vivant.
Elle, morte, n’avait déjà plus d’âge :
j’imaginais à tort que tout nous séparait.

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